Catégorie : Éducation

  • Des conseils pour les dys et leurs enseignants

    10 variations du mot "Teapot" écrits par des dyslexiques
    10 variations du mot « Teapot » écrits par des dyslexiques – source Wikipédia

    Merci à Celia Guerrieri, une enseignante en lettres modernes qui dans son site à une partie réservée aux dyslexiques et autres problèmes dys. : dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie, dysgraphique.

    Voilà qui complète à merveille mon article : Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad ! (oui, je sais, je dois faire la suite de ce billet, elle arrive) et la présentation au Sénat

    Mais revenons à Celia Guerrieri qui sait de quoi elle parle lorsqu’elle aborde le sujet des dys. Elle même est dyscalculique.

    Elle s’adresse aussi bien aux élèves de lycée (à quand la même chose pour les collèges, les écoles primaires et l’université et pour les parents) qu’à ses confrères enseignants notamment au travers de quelques guides très complets aux conseils très judicieux.

    Les guides destinés aux élèves peuvent aider les parents puisqu’ils ne se limitent pas seulement à des conseils, des pistes de méthodes de travail, des outils pour les élèves… mais aborde aussi les démarches à accomplir dans ces situations de « handicap ».

    Je retire les liens car il semblerait qu’ils soient infestés par un virus !

    • Guide de survie de l’élève dys au lycée en PDF et audio
    • Guide de survie du lycéen dys pour le Bac de Français (PDF)
    • Guide de survie pour le professeur confronté à des élèves dys (PDF) – je connais des enseignants de Français qui feraient bien de le lire 😉

    Mon conseil. Si vous êtes dyslexique, dyspraxique, dyscalculique, dysorthographique, dysgraphique ou que vous enseignez à ces élèves ou qu’ils sont dans votre entourage, n’hésitez pas un instant, allez consulter la page du site de Celia Guerrieri sur les dys car évidemment son contenu ne se limite pas à ces guides !

    Me pose une dernière question… que je soumets ici à Celia Guerrieri, pourquoi ne pas mettre ses ouvrages dans un wiki ? Chacun pourrait y apporter son grain de sel !

    Pour l’anecdote, mais cela mérite d’être mentionné, c’est la petite soeur de notre dyslexique-dysorthographique qui m’a rappelé ce site hier et qui en a averti sa soeur ! Comme quoi l’entraide familiale peut aussi aider les dys 😉

  • quelles compétences clefs pour travailler en 2020

    Les compétences clefs pour 2020 listées ci-après sont issues du rapport de l’IFTF (the Institute for the Future), un centre « indépendant » de recherche sur le futur dans le domaine des technologies, de la santé et des organisations à Palo Alto : Future Work Skills 2020 (publié en 2011).

    Future Work Skills 2020 Summary Map qui a servi à établir les compétences clefs pour le travail dans le futur
    Future Work Skills 2020 Summary Map qui a servi à établir les compétences clefs pour le travail dans le futur

    Les 10 compétences-clefs pour travailler à l’avenir

    Ces compétences clefs pour le travail en 2020, Jessica Stillman a tenté de les lister dans The 10 key skills for the future of work. et Thomas Chaimbault (vagabondages.org) les a traduite en français dans 10 compétences-clefs pour l’avenir.

    • La compréhension (Sense-making).
    • L’intelligence sociale (Social intelligence).
    • Une pensée flexible et créative (Novel and adaptive thinking).
    •  Compétence interculturelle (Cross-cultural competency). 
    • La pensée informatique (Computational thinking).
    • Une nouvelle culture médiatique (New-media literacy).
    • L’interdisciplinarité (Transdisciplinarity).
    • La souplesse d’esprit (Design mind-set).
    • La gestion de la charge cognitive (Cognitive load management).
    • La collaboration virtuelle (Virtual collaboration).

    Ces compétences clefs pour 2020 sont a rapprochées de ce que propose Christophe Bourgognon (voir le billet précédent).

    Maintenant que nous sommes à mi-parcours, pensez-vous que ces compétences seront essentielles à l’avenir, et si oui, comment le système éducatif et la formation continue préparent à cette réalité de demain ?

  • Faut-il enseigner différemment à la génération C

    Il m’arrive souvent de réagir aux manières d’enseigner qui sont pratiqués, maintenant au collège et au lycée tant je vois d’écarts avec ce que j’entends notamment lors de l’université d’été de Ludovia.

    Aussi, pour l’occasion, je reprends l’article Enseigner différemment à la génération Z : les digital natives de Christophe Bourgognon publié dans un premier temps sur Pedagogeek puis repris sur educavox où il est toujours disponible (il est daté sept. 2011)

    Alors selon vous, quels points serait à apporter aux 8 que l’auteur précité indique ? Mes commentaires sur chacun des points ne sont pas en gras 😉

    1. Utilisation d’outils interactifs comme support d’apprentissage.
      Je dirais travailler sur leurs outils ! La feuille de papier et le stylo c’est du passé… Les outils actuels sont les TBI (si ils sont utilisés comme de vrais TBI et pas comme simple écran de projection), les tablettes, les téléphones portables, le cloud et les applications sur les réseaux.
    2. Proposer des ressources pédagogiques pour le travail personnel à la maison
      Je sais pour l’entendre régulièrement est que la présence des enseignants en ligne durant le travail à la maison leur parait une évidence ! L’enseignant devient tuteur également !
    3. Proposer des projets de pédagogie collaborative en ligne
      Juste une remarque sur le collaboratif (je viens d’écrire un article sur le sujet dans les z’ed 😉 Donc, oui, mais pour moi ! Attention également, car comme l’article date, je ne suis pas certains que ce soit encore le mêmes types d’outils dont il serait question aujourd’hui ! Les élèves sont désormais plus sur Twitter ou Pinterest que dans les blogs !
    4. Favoriser un apprentissage visuel
      100 % d’accord et d’autant plus vrai que le Picture marketing arrive, dont nous ne votons que les prémices avec Pinterest, Tumblr, SnapChat… J’inclue dans ce point l’apprentissage de l’image !
    5. Faire que l’apprentissage soit un jeu
      Toutes les générations ont apprécié l’apprentissage par le jeu… mais ce qui caractérise la génération Z ou C, c’est également le plaisir. Et, c’est certain, il y a certainement plus de plaisir à apprendre par le jeu que lors des apprentissages plus traditionnels !
    6. Favoriser pensée critique et résolution de problème
      pour compléter ce qui est dit dans l’article de référence, lors d’une journée d’étude, j’entendais des Professeurs d’Université être scandalisé car un enfant retenait l’adresse où il avait trouvé l’information mais pas le contenu de la page ! J’ai posé la question à mes générations Z ! L’important, pour elles, est de pouvoir retrouver l’information et donc le site. Au final, c’est l’adresse qui est importante pour eux, pas le contenu… ils sauront toujours y revenir !
    7. Développer la capacité d’orientation professionnelle
      je dois l’avouer je n’aime pas trop ce titre, mais le contenu de l’article me convient un peu mieux ! En effet, les diplômes, les métiers intéressent peu la génération Z ! Elle pense plutôt en termes de compétences. Mais, d’ailleurs, est-ce la seule ? Je ne crois pas si je regarde la mise en place de carnets de compétences par exemple pour le Brevet.
    8. Entretenir leur attention
      Ah, pas certain.. je pencherai pour une déformation de la part des adultes… et le débat peut-être lancé ! Attention ou diversité et richesse de l’information ?

    Selon ma perception, il manque un point crucial ! L’éducation au média Internet et à la communication en ligne ! Je ne parle pas de cybercriminalité pour autant (on confond trop souvent éducation à Internet et cybercriminalité) mais apprendre la richesse des possibilités d’Internet (pas seulement du web) et ses limites parfois.