fin de l’écriture manuscrite : page d’écriture des années 1930-1940 !fin de l’écriture manuscrite : page d’écritures 2013 !
C’est Karine Lafontaine qui m’a prévenu (encore merci 😉 On vient de reparler deLa fin de l’écriture manuscrite ? dans les médias, sur France Inter.
Le sujet concerne en premier lieu nos enfants et adolescents. La question que l’on se pose est : continueront-ils à utiliser le stylo et le papier…
J’avais pour ma part répondu à cette question dans l’article sur les z’ed : pas d’avenir pour l’écriture manuscrite autre que l’art plastique suite au débat sur le thème : faut-il encore apprendre l’écriture manuscrite à l’école ! surHondelatte dimanche sur Numéro 23 (TNT). Dommage, les archives sont supprimées !
Nous avions donné une suite à cette émission à Ludovia l’année dernière. J’avais réuni Sébastien Reinders et Michel Guillou pour un échange qui avait pour titre : la fin de l’écriture manuscrite ?
L’ensemble de ces articles a été publié au cours du dernier trimestre 2013. Il faut dire que le titre alarmiste de Courrier international, La fin de l’écriture, en septembre 2013 n’y est pas anodin.
C’est à la même époque qu’Hélène Crié-Wiesner a remis un peu les pendules à l’heure sur l’expérience Américaine dans Abandon de l’écriture « en attaché ».
J’ai l’impression que ce débat autour de l’avenir de l’écriture manuscrite (sa fin disent certains 😉 rassemble l’ensemble des freins autour de l’émergence de ce que sera la vie de nos jeunes dans les années à venir !
Bien sûr le sujet est sensible pour des personnes qui ont connu comme seul moyen de transmettre un message le crayon, la plume ou le stylo ! Comment peuvent-ils imaginer un monde autrement ! Impensable.C’est tellement évident pour nous de prendre un stylo pour écrire une note ! Seulement, observez vos enfants… la grande majorité prends ces notes sur un appareil numérique. Ce n’est pas de nous qu’il s’agit, mais d’eux !
Même dans les adultes, certains fonctionnent comme cela aussi désormais.
En corollaire, je vois des modes apparaître. Cela a commencé avec les Moleskines (leur retour en grâce… alors que plus personne ou presque ne les utilisait), et là, je viens de lire un article sur la « mode » du retour à l’écriture manuscrite dans l’entreprise avec de magnifique stylo plume sous le couvert de travaux d’experts (ou de scientifiques).
J’ai l’impression (et ce n’est pas le seul secteur concerné) que nous devrons vivre à un retour en grâce des objets et des attitudes avant leur disparition… un peu comme un chant du cygne inévitable… Amusez-vous à regarder les chants du cygne autour de vous, c’est impressionnant !
Mais revenons aux scientifiques. Soyons honnête… Qu’est ce que savent les scientifiques dans le domaine ? Rien… ils attendent tous de voir les résultats de ce que donneront les nouveaux usages. Pour l’instant, ils donnent leur avis sur ce qu’ils savent de l’écriture manuscrite… pas sur les avantages (ou inconvénients) du passage au « tout » numérique.
Je suis persuadé que dans quelques années on trouvera des avantages à ces nouveaux usages. Et comme toujours, ce sera le moment de se dire : dommage, pourquoi n’avoir pas continué à écrire à la main ou au contraire… c’est génial que nous n’ayons plus besoin de le faire.
Et n’allez pas imaginer que les enseignants du futur sauront écrire d’une belle écriture manuscrite. Vous avez entendu parler des TBI… eux aussi annonce la mort de l’écriture manuscrite en classe (sous la forme attachée)… Même pas besoin de parler de la disparition des cahiers et autres copies.
Vous pouvez me retrouver à la matinée consacrée au thème Nos ados : la génération Z que j’animerai lors des Jeudi de la Maison des Ados, qui aura lieu le 15 mai 2014 à la Maison des Adolescents, rue Sainte Anne à Lille, de 9h30 à 12h (accueil à partir de 9 heures).
Je développerai notamment 3 axes :
ce que font les jeunes dans les réseaux et médias sociaux
l’importance de cette présence désormais pour le recrutement
et sujet qui me tient à coeur, le rôle et la position des adultes vis à vis de cette génération Z
L’entrée étant libre et gratuite, nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire au 03 20 06 26 26.
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Cette semaine avec les « ponts » du 1er mai, il n’était pas très judicieux de publier des articles sur Internet… donc, les articles attendrons 😉 Mais, ce n’est pas pour autant qu’il ne c’est rien dit, écrit au sujet de la génération Z sur la toile, en dehors de la France.
Voici le tour d’horizon, la revue de presse sur le web au sujet de cette génération Z au fil de mes lectures (ne cherchez pas un ordre d’importance) 😉
Éduquer la génération Z pour diriger l’entreprise dans l’avenir
À la base, le Rapport de Cassandra Intelligence Group de mai 2013 où la génération Z est qualifié de pragmatiques rebelles ou encore d’ »enfants rebelles avec un but« . 10 conseils marketing sont donnés aux entreprises qui veulent les atteindre en faisant appel à leur « fonctionnement » comme celui d’être autodidacte.
Mais, le fond de l’article est un jeu de questions-réponses sur la manière d’adapter l’enseignement à ces jeunes. C’est SAP qui pose le problème en étant partenaire d’une nouvelle école aux méthodes pédagogiques et aux finalités que l’on trouverait certainement révolutionnaire en France !
Euh, je pense qu’ils sont plutôt dans le vrai avec la démarche qu’ils adoptent !
Compétences des enseignants et des étudiants modernes
Mais c’est surtout l’entreprise qui est en ligne de mire car dans quelques années, il y aura 5 générations dans la population actives ! Et la question à se poser est : comment intégrer ces jeunes en paillant à leurs « défauts » ?
A final, l’article se termine et se résume à 7 « techniques de survie » pour le 21e siècle qui pourraient être l’orientation d’enseigner (mais aussi, les compétences nécessaires aux formateurs😉
La phrase à retenir est simple : «Nous aimons la navigation, mais pas acheter» Que les commerçants ne se trompent pas 😉
Mais ne le Fauxsumerism ne serait-il pas simplement la suite de ce que fais déjà la génération Y ? (voir un nouveau défi marketing : la génération Y, une génération qui shoppe mais n’achète pas ?)
Regard sur la génération Z en entreprise
Avec l’article Look Out for Generation Z! nous retournons dans le monde de l’entreprise et essayons de voir si les membres de la génération Z peuvent être les plus productifs, mais aussi poser le problème pour les employeurs de repenser leurs stratégies de recrutement et la manière dont ils pourraient éviter le « turn over ».
La part de la génération Z dans la population active d’ici quelques années exigent que les employeurs tiennent compte de la façon dont la Gen Z s’approche du travail. Dans les faits, ces jeunes travailleurs arriveront quand le plus grand nombre de baby-boomers partira à la retraite.
Pour évoquer ce sujet, le court article s’appuie sur la recherche effectuée par Society for Human Resource Management et mes en exergue 3 caractéristiques des « manques » des adolescents :
Compétences de communication interpersonnelle
La pensée critique
La résolution de problèmes
Ils n’ont pas démontré une capacité à regarder une situation, la mettre en contexte, l’analyser et prendre une décision. (je n’en suis pas si certain de mon côté… je pense plutôt qu’ils appliquent leurs solutions qui ne sont pas les nôtres, ce qui nous échappe en tant qu’adulte)
Ce nouvel article nous apprend que 50 % de la génération Z manque d’éthique professionnalisme / travail selon les professionnels des RH questionnés. Encore une fois… méfions nous des apparences. Les professionnels des RH sont des générations passées et réagissent comme des personnes de cet âge !
N’allez pas croire que je veux défendre la génération Z à tout crins, mais c’est juste des remarques qui permettent certainement d’éclairer le débat.
Quoi qu’il en soit, les entreprises doivent dès aujourd’hui préparer leur arrivé comme salarié !
Patrick Houihan de Yahoo donne sa vision de la génération Z niveau marketing
Changement de décor en quelque sorte avec l’article : ‘Keep up with Gen Z – they’re defining the future of the web,’ advises Yahoo head of research, autrement dit l’interview de Patrick Houihan, responsable de la recherche pour l’Europe du Nord chez Yahoo dans la série #Hailthedrum menée pendant l’Advertising Week l’Europe . Nous repassons dans le domaine du commerce et du marketing.
Il est signalé d’entrée qu’il n’y a pas d’autre générations qui utilisent le numérique de la même manière que la génération Z, les premiers vrais natifs numériques. Et trop souvent on oublie qu’ils définissent l’avenir d’Internet.
Bon, le mieux est de vous laisser écouter et voir l’interview dans le taxi 😉
En récompense d’être arrivé jusqu’ici, une présentation de Patrick Houihan : Yahoo research exploring Gen Z and the Future of Youth Marketing.
Génération Z: les enfants actuels
Greg Dixon regarde ce qui forme la génération Z et se demande ce qu’ils vont devenir dans un très long et très intéressant article dans The New Zealand Herald dont je vous recommande vivement la lecture : Gen Z: Child of our times.
Il commence sa présentation par cette vidéo… pour nous expliquer que le monde à bien changé !
Mais très vite, il évoque le risque de «fossé numérique», l’écart entre les riches et les pauvres « numériques ». Ceux qui ont à leur disposition toutes les machines et les autres.
Des explications sont fournies sur l’évolution vers le sans clavier. La technologie est de plus en plus accessibles et intégrés dans la vie, de sorte qu’ils sont la génération qui grandit sans vraiment avoir besoin de claviers…
Il revient également sur la querelle des « croyances » ou non à la classification des génération en concluant : «Cependant, même ceux qui ne croient pas aux tendances générationnelles reconnaissent que la Gen Z peut avoir un nouveau type de relation avec les nouvelles technologies.», notamment par rapport à l’information (en termes de vitesse et d’accès). Donc, acte.
Mais la génération Z est avant tout citoyen du monde (ils sont 2 milliards à travers le monde) ! D’ailleurs, quelques constantes… la quantité de temps qu’ils passent devant des écrans et le multi-écran (être sur son smartphone en regardant la TV est l’exemple courant).
L’auteur y voit un danger : devenir la Generation Blubber (la génération qui engraisse) se basant sur des études concernant l’obésité enfantine.
Difficile pour moi de me prononcer sur ce sujet… j’ai surtout l’impression que l’on mélange 2 sujets et j’aimerais plutôt des études qui montrent cette corrélation. N’est-ce pas à nouveau une crainte d’adulte qui se projette sur les jeunes. J’aurais plutôt tendance à penser que leur « hygiène » numérique est meilleure que celle de leurs prédécesseurs.
Évidemment, comment ne pas passer par le couplet sur leur courte durée d’attention ! Mais, la réponse me satisfait : «Ils sont moins susceptibles de creuser profondément et de découvrir toutes les raisons de [quelque chose], ils sont aussi moins susceptibles de la mémoriser, car il ne s’agit pas de mémorisation pour eux. Il s’agit d’y accéder rapidement plutôt que d’apprendre !» C’est une preuve de l’adaptation à l’environnement et non un changement préjudiciable.
De plus, ils vivent dans l’ère de la surcharge d’informations et leur compétence est de savoir réellement filtrer ce qui est une bonne information et ce qu’il faut ignorer !
Pas de problème non plus pour maîtriser leur image et d’apprendre à la cultiver.
Rare comme évocation.. sont-ils heureux ? Pas plus que les autres et pas moins solitaires que les générations précédentes, même si ils sont plus connectés !
Intéressant également le passage sur les parents de cette génération et l’explication sur la cyber sécurité !
Alors qui seront la génération Z ? Des recherches en Grande-Bretagne suggère que loin d’être des voyous, ces adolescents britanniques prennent moins de médicaments, consomment moins d’alcool et sont plus préoccupés par les questions sociales que les précédents d’enfants. Ils sont la « génération C », mais cette fois C est utilisé pour citoyen !
Génération Z révélé au IoIC
L’Institut of Internal Communication (IoIC) revient sur la présentation par Jenni Wheller, co-fondateur The IC Crowd des résultats d’une enquête de la génération Z en Grande-Bretagne.
L’objet de la recherche était de déterminer si les communications de la génération Z sont fondamentalement différentes de personnes d’autres groupes d’âge.
Gardons en mémoire que la Gen Z a plus accès au monde que nous ne pouvons jamais comprendre !
La surprise vient surtout du choix de email comme système de communication pour leurs relations professionnelles (67 %), contre 45% via l’intranet !
Et Ils veulent rester anonyme pour parler de travail (réponses à des enquêtes par exemple) même s’ils aimaient communiquer en face-à-face dans un petit groupe ou par e-mail.
Moins surprenant, par contre, 78% d’entre eux ont dit qu’ils s’attendent à être en mesure d’utiliser les médias sociaux de la façon dont ils le font actuellement en entreprise, et seulement 42% s’attendent à avoir des règles sur la façon dont ils pourront les utiliser au sein de l’entreprise.
Concernant l’usage des médias sociaux, la grande surprise certainement est la liberté qui concerne le choix des canaux : 80% le pense y compris leur fournisseur d’accès ! De même, ils sont toujours 80 % à penser utiliser leur propre matériel (Bring Your Own Device — BYOD).
Bon, j’en reste là pour cette semaine… vous avez de quoi lire, y compris le 8 mai 🙂
Bonne semaine à vous, avec ou sans génération Z à vos côtés 😉 Pas certain de mon côté de pouvoir publier quelque chose cette semaine sur ce blog… donc, certainement rendez-vous à la prochaine revue de presse sur la génération Z, lundi prochain 😉
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