Étiquette : école

  • les jeunes et le numérique, une catastrophe ?

    Parfois, il faut lire ce avec quoi on n’est pas d’accord… afin de se faire une idée plus précise de nos points de vue.  Et aussi un peu de manipulation parfois des médias à laquelle il ne faut pas « répondre ». Alors  les jeunes et le numérique, une catastrophe ?

    «Génération Z» : des connaissances superficielles

    J’ai l’impression que c’est ce qui est entrain de se produire avec un ancien article du Figaro titré «Génération Z» : des connaissances superficielles.

    Il est daté de 2012 mais qui y fait attention ? Danger du web, beaucoup consulte en prenant pour argent comptant ce qu’ils lisent.

    Ainsi, j’ai vu des titres ces derniers jours reprendre l’information comme si la génération Z était une génération inculte, qui vaut pis que pendre… notamment au niveau scolaire !

    Alors, laisser moi lire l’article. Ce n’est qu’une rapide présentation du rapport Fourgous qui avait beaucoup fait parler de lui à l’époque !

    Oui, bon d’accord… la génération Z n’est pas mieux que la précédente, selon nos critères d’adultes… (enfin, cela reste à voir si ils ne sont pas un peu meilleurs quand même) au niveau des compétences avec les nouvelles technologies.

    Comme pour les autres générations, la génération Z utiliseraient plus les nouvelles technologies dans un but récréatif que formateur !

    Imaginez le drame ? En corollaire, je dirais que rien (ou presque) n’est fait pour qu’ils se forme grâce à ces nouvelles technologies ! Alors pourquoi vouloir qu’ils se forment avec ces nouveaux outils ! Et pourquoi vouloir faire du numérique seulement un instrument de travail !

    Cependant, si j’observe, je prends un cas qui vient d’arriver ces jours ci à la maison, le vécu est peut-être différent ! Une des filles est malade ! Elle doit rattraper ses retards… et s’en inquiétait jusqu’au moment où elle c’est dit : «pas grave, je trouverai bien des cours sur Internet pour voir ce qu’ils ont fait». Certains étudiants me disaient après le cours avec Twitter en classe avoir pu enfin suivre l’enseignement même si ils n’étaient pas présent !

    Allez voir sur le net ne veut pas dire aller dans la *$&@&@$$ d’ENT (L’Environnement Numérique de Travail) où les profs. ne remplisse rien… et qui est juste bon pour que les parents éventuellement suivent les notes de leurs enfants (à condition que les profs remplissent en temps et heure cette partie de l’ENT) Non, cela veut dire passer par Google chercher l’information qui l’intéresse ! Enfin, l’institution crois ainsi faire du numérique !

    Alors, de la faute des enfants de la génération Z ou de leurs enseignants qu’ils ne se forment pas par le numérique ?

    Bon, pour en revenir à l’article le titre est vendeur mais faux ! Il aurait été nécessaire d’ajouter par exemple dans l’usage du numérique !

    Mais, quand je regarde les commentaires, cela permet à certains de se lâcher… «Vous ne maîtrisez pas l’ordinateur, c’est l’ordinateur qui vous maîtrise.» Phrase passe partout qui s’adapte aussi bien à l’adulte qu’à l’enfant, sans parler des problèmes de culture ou plutôt de sous-culture qui est évoqué !

    Et pour tout dire, j’aime beaucoup la réaction de Chloé.

    Une génération in-supportable ?

    Le sur-titre  d’une présentation d’Olivier Ertzscheid est Une génération in-supportable ? mais la présentation à pour titre  Numérique, adolescents, lecture(s) « Comment le numérique transforme les lectures des adolescents ?

    La voici 🙂

    On s’aperçoit que cette génération Z n’est pas si insupportable que cela en ce qui concerne la lecture ! Pas plus que les précédentes 😉 D’autres traces le montrent également dans ce blog !

    D’ailleurs, contrairement à ce qui pouvait se dérouler dans le passé (je parle des dernières décennies) et si je reprends l’exemple du livre et de la lecture, je trouve ces jeunes beaucoup plus créatifs que leurs ainés !

    Nouvelle écriture ? Allez revoir l’interview d’Octave. Nouvelles idées sur l’édition ? Allez consulter la page de souscription au livre : la cuisine pour des enfants par des enfants qui sera certainement l’une des premières en France pour l’édition d’un livre « papier » y compris mais avant tout ePub adapté au dyslexique !

    Et après, on viendra me dire que les jeunes ne s’intéressent pas aux livres ? Pas à la lecture ? Il la consomme différemment de nous ! Est ce pour autant qu’ils n’ont pas le droit à la différence ?

    Non, c’est vrai… Nous, les Hommes mûrs savons, avons la connaissance infuse… y compris sur nos jeunes !

    Au passage, le discourt que l’on me tient parfois me fait sourire. J’explique que la génération Z n’a pas les mêmes manières de fonctionner que nous ! Et certains me rétorque donnant l’impression d’avoir tout compris : «Oui, et après, c’est nous qui les récupérons et les guidons !» Je ne cherche pas à débattre dans ces cas là car je pense que cette phrase rassure les adultes ! Mais, en vérité, ils n’auront pas besoin de nous !

    Autre exemple de l’incompréhension en général entre les générations, celui que j’ai cité dans Abattre les murs (murs de l’école, de la politique et des sciences).

    Je cite cet extrait :

    Lors de l’une de mes dernières conférences sur l’éducation, des enseignants d’université expliquaient qu’ils avaient réalisé une étude sur ce que retenaient les jeunes lorsqu’ils naviguaient sur Internet. Ils, les profs., s’offusquaient du résultat : la plupart se rappelaient de l’adresse de la page où ils avaient trouvé l’information, pas de son contenu!

    Une fois rentré à la maison, je posais la question à mes filles sur ce qui était importante pour elle : savoir retrouver la page ou connaître son contenu ? La réponse a été : retrouver la page !

    Pour moi aussi l’important à mes yeux est de savoir où l’on a trouvé l’information, pouvoir y revenir quand elle nous est utile !

    La génération Z est très supportable à partir du moment où on la laisse vivre sa vie (notre rôle de parent est juste de mettre en place des limites parfois !), si on les laisse s’exprimer de la façon qu’ils souhaitent…

    La même génération Z est insupportable si l’on veut qu’elle nous ressemble !

    Ah, je sens que l’arrivée des #aftersexselfie va bientôt être le sujet d’incompréhension entre générations 😉 C’est vrai les adultes se réserve le droit de faire ou de consulter des Beautiful Agony ! Mais leurs enfants n’en savent rien ! Les jeunes sont soft tout compte fait !

    Attention, je n’encourage pas ou ne dit pas que c’est bien ou mal les #aftersexselfie… c’est juste une constatation !

    Nous sommes face à une génération de confort…

    Encore un titre comme je les aime quand on évoque la génération Z ! Cette fois c’était le nouvel économiste qui si était collé. Il avait donné la parole à Georges Nurdin, directeur de Paris School Of Business.

    Le portrait de la génération Z, future génération d’actifs est inquiétant et peu compatible avec l’univers des entreprises aujourd’hui !

    La encore, ce n’est pas une grande découverte que des problèmes vont apparaître entre l’organisation de nos entreprises lorsque la génération va commencer à débarquer pour y travailler ! Mais, j’y reviendrai une autre fois !

    Je vais être honnête, je n’ai pas eu la force de relire l’article que j’avais lu en son temps (en 2012).

    Je pense que la citation des principaux intertires de l’article devrait vous suffire à comprendre la vision de cette personne sur la génération Z !

    • L’immédiateté
    • L’Histoire (perspective historique)
    • Internet et le quotient intellectuel
    • L’entreprise et le long terme
    • Le clash générationnel
    • Surcharge affective
    • Nouvelle géopolitique des organisations
    • Employabilité et précarité
    • Système D

    En saisissant les inters, je me dis que Georges Nurdin a bien cerné ce qui caractérise les jeunes de la génération Z (quelques oublies, le côté écolo, leur esprit de justice, etc.) !

    Mais, là où cela pêche c’est dans l’interprétation ! Je suis diamétralement opposé. Il a une vision pessimiste de leurs caractéristiques, ni voit presque que des inconvénients ! J’allais dire il a une vision de vieux sur le sujet.

    Non, plus simplement, je pense comme beaucoup de personnes, il voit les jeunes au prisme de son vécu, de la situation actuelle et pense que la société va rester comme elle est aujourd’hui !

    Moi, j’y vois des nouvelles formes de communication, d’organisation de vie, d’évolution de la société qui ne sont peut-être pas si désagréable que cela !

    Mais, je dois avouer que pour moi-même la cinquantaine bien frappée, si je leur fais confiance je ne sais pas de quoi exactement le monde demain sera fait !  Ce sera leur monde, pas le mien qui a déjà tant évolué depuis mon enfance ! Mais l’avenir inconnu fait peur !

    Mais, vous le savez je pense, les jeunes avec ou sans le numérique, ce n’est pas une catastrophe pour moi ! Au contraire, c’est l’avenir !

    Ah oui, je ne donne pas la source des articles… je ne vais quand même pas leur faire de la publicité 😉 Ils se retrouvent facilement sur notre cher ami Google 😉

  • Des conseils pour les dys et leurs enseignants

    10 variations du mot "Teapot" écrits par des dyslexiques
    10 variations du mot « Teapot » écrits par des dyslexiques – source Wikipédia

    Merci à Celia Guerrieri, une enseignante en lettres modernes qui dans son site à une partie réservée aux dyslexiques et autres problèmes dys. : dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie, dysgraphique.

    Voilà qui complète à merveille mon article : Elle va en cours sans cahier mais avec un iPad ! (oui, je sais, je dois faire la suite de ce billet, elle arrive) et la présentation au Sénat

    Mais revenons à Celia Guerrieri qui sait de quoi elle parle lorsqu’elle aborde le sujet des dys. Elle même est dyscalculique.

    Elle s’adresse aussi bien aux élèves de lycée (à quand la même chose pour les collèges, les écoles primaires et l’université et pour les parents) qu’à ses confrères enseignants notamment au travers de quelques guides très complets aux conseils très judicieux.

    Les guides destinés aux élèves peuvent aider les parents puisqu’ils ne se limitent pas seulement à des conseils, des pistes de méthodes de travail, des outils pour les élèves… mais aborde aussi les démarches à accomplir dans ces situations de « handicap ».

    Je retire les liens car il semblerait qu’ils soient infestés par un virus !

    • Guide de survie de l’élève dys au lycée en PDF et audio
    • Guide de survie du lycéen dys pour le Bac de Français (PDF)
    • Guide de survie pour le professeur confronté à des élèves dys (PDF) – je connais des enseignants de Français qui feraient bien de le lire 😉

    Mon conseil. Si vous êtes dyslexique, dyspraxique, dyscalculique, dysorthographique, dysgraphique ou que vous enseignez à ces élèves ou qu’ils sont dans votre entourage, n’hésitez pas un instant, allez consulter la page du site de Celia Guerrieri sur les dys car évidemment son contenu ne se limite pas à ces guides !

    Me pose une dernière question… que je soumets ici à Celia Guerrieri, pourquoi ne pas mettre ses ouvrages dans un wiki ? Chacun pourrait y apporter son grain de sel !

    Pour l’anecdote, mais cela mérite d’être mentionné, c’est la petite soeur de notre dyslexique-dysorthographique qui m’a rappelé ce site hier et qui en a averti sa soeur ! Comme quoi l’entraide familiale peut aussi aider les dys 😉

  • Faut-il enseigner différemment à la génération C

    Il m’arrive souvent de réagir aux manières d’enseigner qui sont pratiqués, maintenant au collège et au lycée tant je vois d’écarts avec ce que j’entends notamment lors de l’université d’été de Ludovia.

    Aussi, pour l’occasion, je reprends l’article Enseigner différemment à la génération Z : les digital natives de Christophe Bourgognon publié dans un premier temps sur Pedagogeek puis repris sur educavox où il est toujours disponible (il est daté sept. 2011)

    Alors selon vous, quels points serait à apporter aux 8 que l’auteur précité indique ? Mes commentaires sur chacun des points ne sont pas en gras 😉

    1. Utilisation d’outils interactifs comme support d’apprentissage.
      Je dirais travailler sur leurs outils ! La feuille de papier et le stylo c’est du passé… Les outils actuels sont les TBI (si ils sont utilisés comme de vrais TBI et pas comme simple écran de projection), les tablettes, les téléphones portables, le cloud et les applications sur les réseaux.
    2. Proposer des ressources pédagogiques pour le travail personnel à la maison
      Je sais pour l’entendre régulièrement est que la présence des enseignants en ligne durant le travail à la maison leur parait une évidence ! L’enseignant devient tuteur également !
    3. Proposer des projets de pédagogie collaborative en ligne
      Juste une remarque sur le collaboratif (je viens d’écrire un article sur le sujet dans les z’ed 😉 Donc, oui, mais pour moi ! Attention également, car comme l’article date, je ne suis pas certains que ce soit encore le mêmes types d’outils dont il serait question aujourd’hui ! Les élèves sont désormais plus sur Twitter ou Pinterest que dans les blogs !
    4. Favoriser un apprentissage visuel
      100 % d’accord et d’autant plus vrai que le Picture marketing arrive, dont nous ne votons que les prémices avec Pinterest, Tumblr, SnapChat… J’inclue dans ce point l’apprentissage de l’image !
    5. Faire que l’apprentissage soit un jeu
      Toutes les générations ont apprécié l’apprentissage par le jeu… mais ce qui caractérise la génération Z ou C, c’est également le plaisir. Et, c’est certain, il y a certainement plus de plaisir à apprendre par le jeu que lors des apprentissages plus traditionnels !
    6. Favoriser pensée critique et résolution de problème
      pour compléter ce qui est dit dans l’article de référence, lors d’une journée d’étude, j’entendais des Professeurs d’Université être scandalisé car un enfant retenait l’adresse où il avait trouvé l’information mais pas le contenu de la page ! J’ai posé la question à mes générations Z ! L’important, pour elles, est de pouvoir retrouver l’information et donc le site. Au final, c’est l’adresse qui est importante pour eux, pas le contenu… ils sauront toujours y revenir !
    7. Développer la capacité d’orientation professionnelle
      je dois l’avouer je n’aime pas trop ce titre, mais le contenu de l’article me convient un peu mieux ! En effet, les diplômes, les métiers intéressent peu la génération Z ! Elle pense plutôt en termes de compétences. Mais, d’ailleurs, est-ce la seule ? Je ne crois pas si je regarde la mise en place de carnets de compétences par exemple pour le Brevet.
    8. Entretenir leur attention
      Ah, pas certain.. je pencherai pour une déformation de la part des adultes… et le débat peut-être lancé ! Attention ou diversité et richesse de l’information ?

    Selon ma perception, il manque un point crucial ! L’éducation au média Internet et à la communication en ligne ! Je ne parle pas de cybercriminalité pour autant (on confond trop souvent éducation à Internet et cybercriminalité) mais apprendre la richesse des possibilités d’Internet (pas seulement du web) et ses limites parfois.