Pour patienter, en attendant la revue de presse sur la génération Z (on reprend les bonnes habitudes avec une revue hebdomadaire) une infographie (source Médiamétrie) sur les jeunes et les smartphones qui a été publié bien avant la semaine dernière 😉
Ce n’est pas une surprise : 79% des jeunes sont équipés de smartphone dont 55,2% d’un smartphone Android.
Souvent, la presse me demande des exemples de jeunes de la génération Z qui se sont mis en évidences.
C’est vrai que j’ai consacré un billet à Octave au début de ce blog, ainsi qu’à l’intervention de l’une de mes filles lors des journées du contenu web, mais j’ai toujours un frein à mettre en avant l’un de ces jeunes.
Pour moi, avant tout, il n’y a pas de leader, d’exemple… juste un constat, ils sont pour la plupart sur le même moule et ceux, en général, qui sont mis en avant l’on été car ils ont bénéficié de circonstance ou d’un entourage propice à leur éclosion ! Bref; ce sont des générations Z.
Au cours de l’été dans Génération Z : séance vidéos de l’été quelques « générations Z » s’expriment également. Je ne parlerai pas de d’Ann Makosinski, ni de Jack Andraka (c’est déjà fait 😉 dans ce billet… Pas besoin, car pendant l’été, plusieurs exemples de personnalités de cette génération Z ont été mis à l’honneur dans les médias.
Les personalités de la génération Z du Dailymail
Plus jeune que Google, « tech-savvy » et prêt à conquérir le monde : Comment les entrepreneurs adolescentes de «génération Z» se font déjà plus d’argent que la plupart des autres dans une vie est le titre d’un article du Dailymail et, à noter, ils sont plus jeunes que Google pour la plupart (lancé en 1996).
Les noms ne vont rien vous dire (rien de surprenant, rassurez-vous) et pourtant :
Nick D’Aloisio, 18 ans, a vendu son application Summly pour 30 millions de dollars l’an dernier à Yahoo. Il a appris tout seul le code à 12 ans.
Maya Van Wagenen a décroché un contrat pour un film avec DreamWorks à seulement 15 ans.
Beth Reekles, 18 ans, a un contrat pour 3 livres avec les éditeurs Random House après son premier livre The Kissing Booth publié en ligne – et partagé 19 millions de fois.
Logan Laplante, 13 ans, est devenu un promoteur de scolarisation alternative après avoir donné une conférence TED ( plus de 5 millions de vues en ligne)
Malala Yousafzai a échappé à un meurtre par des talibans et continue de militer pour les droits de la femme (17 ans)
Romeo Beckham, mannequin dès l’âge de 10 ans avec une campagne pour Burberry
Lorde, qui à 17 ans a remporté deux Grammy Awards et a obtenue une commission pour la bande sonore du film Hunger Games
Génération Z – des adolescents qui veulent devenir grands dans les affaires
Jordan Casey, 13 ans, à la tête de 2 entreprises : Casey Games, une société de jeux et TeachWare, une application Web pour les enseignants afin de gérer facilement toutes leurs informations destinées aux élèves
Ciara Whooley, fabriquant des babioles pour les touristes et ses produits sont vendus dans toutes les boutiques d’Irlande a commencé sa vie professionnelle dès 13 ans en revendant des cartes de voeux d’un magasin qui fermait !
Tara Haughton a commencé à 16 ans son activité par un projet scolaire qui deviendra Rosso Solini et a engagé son père sans sa société !
Le monde à l’envers 😉
Joshua Dargan Hayes, 14 ans, a breveté un chargeur de téléphone solaire pour une utilisation sur des chaises longues
Emma McCabe a imaginée Sheepwatch à 13 ans : un dispositif qui aide à arrêter les attaques des moutons par les chiens.
Paul Hayes, conseil en entreprises donne des explications sur les raisons pour lesquelles les adolescents créent des entreprises de plus en plus jeunes dans Generation Z – teens want to make it big in business.
La célébrité la plus importante dont vous n’avez jamais entendu parler
Le titre La célébrité la plus importante que vous n’avez jamais entendu parler n’est pas de moi, mais de imediaconnection.
En réalité, la « célébrité » en question est Nash Grierqui serait number 1 sur Vibe et porte-parole de la génération Z ! N’exagérons rien…
Pour moi, avant tout a su produire tout simplement des vidéos sur sa vie et les expériences quotidiennes normales de quelques secondes et son public est principalement la génération Z !
Mais l’article est à mon sens plus destiné à sensibiliser les services marketing à s’intéresser aux outils et aux modes de communication des jeunes de la génération Z afin de les atteindre dans les années futures.
C’est elle qui a dit : ce que les adultes peuvent apprendre des enfants
Thedebrief pour nous expliquer qui sont les jeunes de la génération Z revient sur la prestation au TED : ce que les adultes peuvent apprendre des Kids d’Adora Svitak, une militante de 16 ans. Elle n’avait que 13 ans à l’époque où elle explique à la foule qu’être «enfantin» n’est pas vraiment une mauvaise chose.
la conférence TED : Ce que les adultes peuvent apprendre d’un Kids sous-titré en Français –
À 11 ans, elle invente une solution pour les enfants atteints d’un cancer !
Kylie Simonds, une Américaine de 11 ans, a mis au un sac à dos pouvant contenir tout le matériel nécessaire à la chimiothérapie, ce qui facilite le quotidien des enfants cancéreux (cela leur évite de se prendre les pieds dans les fils des intraveineuses).
Kylie vient de créer une page sur Go Fund Me intitulée IV Pediatric Backpack for Kids With Cancer dans le but de récolter des fonds pour développer son invention et peut-être un jour la commercialiser.
Plus de 42 000 $ ont déjà été récoltés quand j’écris ces lignes !
Si l’information vient de famili.fr, elle a son origine dans le Connecticut Mag.
Science Fair 2014
Cyber harcèlement : la solution d’une élève de 14 ans
« L’invention » de Trisha Prabhu : Rethink est une interface qui demande de relire un message désagréable avant de l’envoyer tout en présentant les conséquences néfastes que ce dernier pourrait avoir sur son destinataire ! L’origine de ses recherches:le suicide d’Amanda Todd en 2012.
Ce projet Rethink a été retenu par Google et est l’un des 15 finalistes de la Science Fair 2014.
Un réveil réveil olfactif à 18 ans
Je change de source pour évoquer l’invention de Guillaume Rolland, et je choisis l’express.
Là encore, j’aurais pu prendre un autre média pour parler du réveil olfactif SensorWake.
Comment lui est venue cette idée (je commence à avoir une passion pour l’origine des créations de ces jeunes… elles sont tellement « évidente » 🙂
«Comme beaucoup, je déteste les réveils classiques que je trouve très agressifs. A côté de ça, j’ai toujours été passionné par la science et la création, explique Guillaume Rolland. Mon père est directeur d’une maison de retraite et m’a expliqué qu’avec la perte parfois totale de l’audition et de la vue, un réveil classique n’est d’aucune utilité. L’odorat, lui, vieillit bien.» retranscrit le journal.
Autre aspect récurrent lorsqu’ils évoquent leur inventions : Le principe se veut assez simple (sic). C’est d’ailleurs ce que j’entends souvent à la maison… c’est simple, c’est évident… oui, encore faut-il y penser 😉
Le projet est également dans les15 finalistes de la Science Fair 2014.
Les autres projets
Voici un simple listing des 13 autres projets retenus.
Samuel Burrow, 16 ans, Grande Bretagne – Dépolluer le monde grâce aux crèmes solaires et aux crayons.
Pranav Sivakumar, 14 ans, USA – Identification morphologique de quasars lointains agissant comme une lentille gravitationnelle
Mihir Garimella, 14 ans, USA – Flybot : imiter les schémas de réponse des mouches drosophiles pour fuir des menaces
Arsh Dilbagi, 16 ans, Inde – Talk : un dispositif innovant de CAA pour les personnes ayant une déficience intellecturelle
Daniela Lee, 17 ans et Sadhika Malladi, 16 ans, USA – la recherche non invasive d’un traitement optimal du cancer du sein triple négatif
Gregory Martin, 14 ans, USA – augmentation de la production lipidique de l’algue chlorella vulgaris grâce à la carence naturelle en azote
Cynthia Sin Nga Lam, 17 ans, Australie – H2PRO : Dispositif portable de génération d’électricité par photocatalyse et de purification de l’eau
Ciara Judge, 16 ans, Émer Hickey, 16 ans, Sophie Healy-Thow, 16 ans, Irlande – Lutter contre la crise alimentaire mondiale grâce à l’utilisation de bactéries diazotrophes comme engrais pour les récoltes céréalières
Hayley Todesco, 17 ans, Canada – recyclage de l’eau : biodégradation des acides naphténiques grâce à l’utilisation de nouveaux bioréacteurs avec filtration sur sable
Марк Дробнич, 13 ans, Ukraine – Microscope de démonstration destiné à un usage scolaire et doté d’une télécommande
Eswar Anandapadmanaban, 16 ans, USA – Le Therenim : un système de surveillance respiratoire sans contact.
Kenneth Shinozuka, 15 ans, USA – Capteurs portables : une nouvelle solution de santé pour les personnes âgées
Анастасия Коровянская, 17 ans, Russie – injecteurs ultrasoniques
Au travers de cette trentaine de personnalités remarquées, on retrouve une belle brochette des envies, du mode de fonctionnement, de la soif de création d’entreprises, sur la créativité, sur l’autoformation… de la génération Z. Un parfait portrait robot de cette générations Z et leur état d’esprit.
Désormais, il vous sera difficile de nier que la génération Z est une génération comme les précédentes et qu’ils sont bien différents. Juste un peu d’honnêteté devrait suffire 🙂
Je m’aperçois que la presse Anglophone consacre des articles sur les « vedettes » de cette génération Z.
Nous n’avons pas les équivalents en France de cette génération ? J’en doute. Si vous en connaissez, faites moi signe 😉 J’en ai quelques uns en réserve (je devrais mettre en place des interviews vidéo cette année), mais autant remplir le planning en avance 🙂
Je compte sur vous pour me faire remonter l’information.
Le Z de la génération Z pour signaler ce qui c’est dit sur eux cet été en français
Pour mettre à jour ce qui c’est dit au sujet de la génération Z pendant 2 mois maintenant, un tour d’horizon des médias francophones semble intéressant.
Je ne sais pas si c’était l’effet des vacances, mais j’ai trouvé plus de liens concernant la génération Z pendant les vacances. Cela à t-il un sens ? On peut se poser la question.
On ne sait pas de quoi parler… tiens, y’a la génération Z ! Parlons en, cela bouchera un trou 😉
Autre remarque, généralement, les articles dans les médias francophones ne parlent pas de la génération Z mais d’ados, d’enfants, d’adolescents… en général.
Les 10 plus importantes compétences à avoir en 2020
est-ce que la génération Z possédera les 10 plus importantes compétences nécessaires pour travailler en 2020 ?
La génération Z : Quel consommateur demain ?
C’est une question récurrente outre-atlantique : quels consommateurs seront les générations Z ? Dans CBNews, Olivier Houdé, professeur de psychologie à l’Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité et membre du nouvel Observatoire des médias et de l’éducation au CSA (houps, j’en ai fini avec les titres 😉 nous donne son point de vue dans l’article : La génération Z : Quel consommateur demain ?
Mince, la génération Z commence en 2000 ! Pas grave, voyons la suite…
Ils sont multitâches. Çà, on savait… Par contre, ce que l’on sait moins à mon sens : Des tests scientifiques montrent que l’usage des écrans améliore l’attention visuelle sélective et la prise de décision rapide (c’est « texto » le texte de l’article).
Pour clore l’article, un passage « un peu » scientifique 😉 où l’on apprend que c’est leur cortex préfrontal qu’il faudra satisfaire !
Pincez-moi si je me trompe, mais on ne parle pas de consommateurs du futur dans l’article ou alors j’ai mal lu 🙁
16-24 ans : portrait d’une génération
Courrier International dans Têtes à clics offre leportrait d’une génération : les 16-24 ans.
Tout commence par quelques repères principalement graphiques.
Les graphiques de Courrier international pour parler de la génération Z
Dommage, il ne reste que les abonnés qui peuvent consulter le reste des articles, hormis l’édito sans grand intérêt soit dit en passant !
Comment comprendre le succès de Snapchat auprès des adolescents ?
L’article de la Fédération Française des Télécoms semble issue de l’analyse de Joëlle Menrath à partir d’entretiens ethnographiques menés auprès de 20 adolescents (cela me parait très peu pour se faire une réelle idée, mais bon, c’est mieux que rien).
Je ne corrobore pas la première partie sur le départ de Facebook des jeunes exprimé de cette manière.
Mais venons en à Snapchat :
50 à 80 Snapchats envoyés par jour est la fourchette moyenne
rapidité d’adoption et d’usages exceptionnelle
l’expression du rejet des exigences de l’image publique ou semi-publique portées par Facebook (pour ma part, je pense que les jeunes ont compris que c’était 2 outils différents avec des usages différents, car ils continuent de publier également dans Facebook via Instagram entre autres mais des images différentes)
la vigilance des adolescents concernant leur image en ligne était plus grande et plus subtile qu’on voulait bien le croire (voir danah boyd en 2011)
préoccupation grandissante des jeunes autour de leur « réputation » présente et future, qui se manifestent par une gestion constante de l’image en ligne par des opérations concrètes – se détaguer, surveiller, supprimer, mais aussi parler de vive voix des effets produits
l’importance des «photos dossier»
Envoyer une image sur Snapchat est un geste qui, le plus souvent chez les adolescents, ne prétend pas faire sens, mais qui vise à faire entrer le destinataire dans un rapport à soi purement perceptif
On ne partage rien de particulier, sauf une intensité, éminemment volatile, et qui échappe au sens comme à la fixité
Je confirme la totalité des propos que je lis au travers des observations d’adolescents autour de mes filles 😉 Non, je ne donnerais pas le nombre 😉
Préparez-vous pour la génération Z
C’est dans le site l’actu net que l’on vous prévient (enfin, non, fidèles lecteurs, je vous ai suffisamment prévenu 😉 : Préparez-vous pour la génération Z.
Pas grand chose à lire… et l’infographie de marketo n’est même pas en ligne… (si vous ne la connaissez pas, elle est là 🙂
Quelques chiffres en français, pour ceux qui ne pigeraient rien à l’anglais issus du graphique !
33% des générations Z suivent des cours en ligne,
20% lisent leurs livres scolaires sur des tablettes,
32% travaillent en ligne avec leurs camarades de classe,
52% utilisent YouTube et/ou des réseaux sociaux pour effectuer des recherches scolaires,
60% veulent que leur travail ait de l’influence sur le monde,
79% sont sensibles à l’impact de l’humanité sur la planète,
les “Z” préfèrent opérer avec 5 écrans simultanément (contre 2 pour les “Y”).
Réseaux sociaux : Les ados protègent mieux leur intimité que leurs parents
J’aime la réponse du sociologue à la question : On observe quand même régulièrement, sur Facebook ou Twitter, des comportements irresponsables qui posent question… : «…ces plateformes n’ont pas créé ces pratiques. Les adolescents recherchaient la transgression avant elles. Seulement, les réseaux sociaux rendent ces comportements beaucoup plus visibles…»
Les réseaux sociaux « éphémères » comme Snapchat ou Whatsapp répondent à un besoin bien précis des adolescents: s’exprimer librement sans risquer d’être rattrapé plus tard parce qu’ils ont écrit. Beaucoup d’ados se disent: « Je n’ai pas envie que ce que j’écris soit encore là dans 10 ans ».
Par contre, je ne suis pas un fervent défenseur de l’apprentissage du code à l’école ! Aussi, lorsque la question : Comment aider nos enfants à mieux appréhender les enjeux du numérique ? ma réponse aurait été tout autre… et d’ailleurs, je me pose la question si il n’y a pas confusion entre codage pur et dur et apprentissage du HTML… dans la réponse qui est donnée. Ce n’est pas la même chose pour moi !
Mais encore une fois, je ne vois pas beaucoup de rapport entre titre et contenu de l’article ! D’ailleurs, je ne vois pas trace de cette phase qui a dit être prononcé sinon dans le titre (même si c’est sous-entendu dans la première réponse) ! Dommage, pour une fois que l’on pouvait « valoriser » l’utilisation des médias sociaux par la génération Z !
Génération Z : Une génération d’entrepreneurs qui pourrait révolutionner le commerce traditionnel !
Airofmelty parle parfois de la génération Z (normal pour un site qui se déclare : l’univers business des jeunes en un coup d’oeil). Céline Pastezeur tente un décryptage des propos de Jamie Gutfreund, directrice marketing au sein de l’agence Noise, spécialisée dans les jeunes consommateurs : la génération Z représenterait une génération d’entrepreneurs exceptionnelle qui risque fort de révolutionner le commerce traditionnel (j’avais mentionné cette intervention de Jamie Gutfreund dans une précédente revue de presse).
Donc pas de surprise sur la tendance du « Me-Tailers » chez les plus jeunes, qui créent et vendent leurs propres produits qui est présenté dans l’article !
Best Of : Les réunions Génération Z
Je dois d’être honnête, je ne savais pas à quoi m’attendre à la lecture de ce billet de
MyMeetings que je ne connaissais pas avant cette lecture ! En plus, le titre Best Of : Les réunions Génération Z ne m’avance pas beaucoup !
Ce qui frappe c’est plutôt celle des innovations technologiques, de la miniaturisation et des usages au quotidien de plus en plus impactés par ces technos.
On retrouve l’aspect de la génération Z qui reprend certaines caractéristiques de la génération Y de manière amplifiée : connexion systématique aux réseaux sociaux, rejet des formes classiques d’autorité, tendance au questionnement permanent… mais la génération Z semble aimer jouer avec les contradictions :
lucides mais aussi idéalistes,
accrochés à cette chère liberté tout en aspirant à la réassurance,
plus sensibles à la solidarité mais regardants sur leur copinage,
à l’aise avec les contacts virtuels et plutôt hermétiques au contact direct,…
J’aurais inclus dans ces points :
individualiste mais adepte du collectif pour la défense de leurs causes
Ils sont aussi surinformés et « profondément imprégnés des logiques héritées des réseaux sociaux où tout se discute et se négocie » et abreuvés de culture web basée sur une logique égalitaire et très horizontale qu’ils tentent de mettre dans leur vie IRL.
J’apprécie la phrase de Benjamin Chaminade pour qui ils chercheront à remplacer subordination et autorité verticale par une « relation personnelle et non hiérarchique » et feront de leur poste non pas un cadre rigide mais « une playlist dans laquelle piocher les meilleurs morceaux ».
Une référence à l’article de Laurent Bibart, dans le Nouvel Economiste que j’avais mentionné aux débuts de ce blog ponctue l’article.
La fin de l’article est un peu trop raccoleuse à mon goût, mais bon, il faut bien que chacun vive 😉
La génération Z marque-t-elle la fin d’une époque ?
La question de savoir si la génération Z marque la fin d’une époque est posée par le site de recrutement h3o.
La question n’est pas dénuée de bon sens. On peut en effet se la poser tant la rupture semble importante. Mais faisons place à ce qui est écrit dans cet article.
Pour le dirigeant de H3O, Grégoire Buffet, il n’est possible de manager les adolescents actuels de la génération Z qu’en comprenant leurs caractéristiques. C’est ce que je tente de partager régulièrement dans ce blog 😉
La génération Z a des traits à la fois proches et diamétralement opposés à celle des Y. Ils sont nés dans l’incertitude, les outils de zapping, l’instantané. Pour eux, le court terme est une donnée de base mais parviennent à conjuguer : le long terme et le court terme. Autre paradoxe : individualiste mais maîtresse de son avenir. Extrêmement sociable, elle donne avant de recevoir.
Habituée aux échanges rapides, aux liens multiples, elle est également sensible à son image, un trait notamment accentué par la difficulté d’intégrer le marché de l’emploi ou la fragilité de la situation en entreprise. Les Z peuvent parfois ne pas savoir différencier leur vie professionnelle de leur vie personnelle ce qu’ils devraient corriger avec leur arrivée en entreprise.
Cette génération est aussi celle où les valeurs associées à la diversité ont un réel sens : ouverture au monde via les réseaux sociaux, la mobilité internationale accroissent cette exigence d’ouverture.
La génération Z prend le pouvoir
Le titre est un peu en avance sur son temps me semble t-il ! La génération Z n’a pas encore pris le pouvoir 😉 Je laisse à Sophie Hantraye le choix de son article : la génération Z prend le pouvoir.
Regardons les raisons et pourquoi cette génération Z serait aux commandes aujourd’hui.
L’exemple de Tavi Gevinson qui serait l’exemple de l’autonomie débute l’article. Avant tout, c’est une blogueuse qui a réussi (elle est aujourd’hui l’une des leaders du monde de la mode).
Ce n’est pas pour moi ce qui en fait pour autant la chef de file de la génération Z surtout en France ! Cependant, son expérience (elle a débuté son blog de mode à 11 ans) correspond à l’esprit de la génération Z. D’ailleurs, y a t-il réellement des leaders dans la génération Z ?
Second critère mis en avant : l’ambition. Valentin Reverdi, 16 ans, créateur de newsyoung est mis en avant.
Dans le dernier critère : responsable, j’aurais plutôt choisi un autre mot que l’on trouve dans le paragraphe : confiance. En effet, les jeunes de la génération Z sont confiants avant tout, même si en effet ils sont responsables.
Pour moi, je confirme, ce ne sont pas les termes : autonomie, ambition et responsabilité qui font que la génération Z prendra le pouvoir. On peut dire que ces qualités s’appliquent plus ou moins à la plupart des générations… Je ne pense pas que ce soit là le cocktail de qualités qui leur permettra d’atteindre cette position. Il y en a beaucoup d’autres à mon sens et c’est surtout l’amalgame en une seule personne de cet ensemble qui le permettra !
Par contre, je ne comprends pas la fin de l’article. Les 2 dernières phrases. Je n’ai pas l’impression que la génération Z soit plus porté sur le Bike Porn qu’une autre (cela existe depuis au moins 7 ans et c’est la génération Y qui est plutôt concerné !). Par contre, oui, je réagis au FireChallenge en émettant certaines réserves. Je pense que l’on peut trouver le genre d’article cité pour A l’eau ou un restau (qui a été décrié en France) alors que la presse dans son ensemble donne l’impression de soutenir l’Ice Bucket Challenge. Un jour, il faudra que l’on m’explique les effets magiques des bonnes causes.
Non, tous les digital natives ne sont pas des experts des réseaux sociaux
Quand je lis ce genre de titre, je m’attends au pire… Et, ma première réflexion avant de débuter ma lecture du site manpowergroup a été de me dire : est encore heureux ! Par contre, leur très grande majorité sont désormais des utilisateurs très avertis !
Je me répéte… mais dans la presse étrangère, il est très rare que je ne trouve ce genre de titre. Cela doit être une exception francophone 😉
J’ai mon début d’explication. Dès les premières lignes on parle de pseudo génération Y ! (je reviens ajouter une note de lecture : en effet, pourquoi pas, mais il serait d’expliquer les raisons).
Pas de chance pour moi, c’est Ryan Holmes, PDG de HootSuite (Beyond the selfie: There are some social media skills Millennials don’t have – ouf, il ne parle pas de la génération Z mais des Y 😉 qui est repris.
Et curieusement, je suis d’accord avec ce qu’il dit : être présent sur ces réseaux à titre personnel ne vous rend pas forcément plus apte à les utiliser dans un cadre professionnel et évidemment fort de mon passé à la tête d’un Master orienté communication on line lorsque je le dirigeais (j’ai vu ce qu’est devenu la formation à mon départ de sa direction… ) et de mes actions d’ »aides » aux recrutements de spécialistes notamment de community manager, je ne peux qu’acquiescer, William Ward qui dit : «La faute reviendrait plutôt à des recrutements mal maîtrisés et plus fondamentalement… aux formations peu développées dans le domaine».
Au final, l’inter titre : Ne recrutez pas de community managers ! me convient plutôt bien. J’aurais d’autres raisons à ajouter, mais je pense que je n’ai pas la place ici pour m’épancher 😉 D’ailleurs, j’aurais préféré de loin ce titre à l’article que celui qui a été choisi !
Éduquer la génération Z
Je suis désormais toujours un peu surpris que l’on parle d’innovation dans l’enseignement. C’était vrai il y a quelques années… : les blogs, Facebook, Twitter, les médias sociaux… oui, il y avait de l’innovation. Mais déjà avec l’arrivée de la classe inversée cela me paraissait être du réchauffé de ce qui se déroulait en formation professionnelle (désolé, j’ai toujours considéré l’éducation dans le sens global du terme : école, université, formation continue aussi bien en présentiel qu’à distance). Les Mooc sont avant tout pour moi des stratégies marketing (rien à avoir avec l’éducation) un peu comme les défuns projets d’ENT du début des années 2000 dans les universités.
Par acquit de conscience, je regarde la définition d’innovation… Je confirme mes propos… il n’y a pas choses nouvelles introduites dans l’éducation actuellement sinon du réchauffé. Rien à mes yeux ne constitue une nouveauté ! Nous absorbons les innovations passées. Seule l’arrivée des imprimantes 3 D dans certains secteurs modifie la donne.
J’avais envie de le dire en introduction…
Aussi, je suis donc surpris de voir l’article éduquer la génération Z publié sur le site de la fondation pour l’innovation du Canada.
Que dit cet article… Ce n’est pas pour autant qu’il ne sera pas intéressant 😉
Les jeunes de la génération Z n’ont jamais cru qu’ils étaient fondamentalement spéciaux ni qu’un diplôme universitaire serait garant de leur réussite.
Le défi des éducateurs consiste donc à trouver le moyen d’adapter leur salle de classe à ce nouveau type d’étudiants.
Et il n’y a pas que les étudiants qui changent. Les compétences dont ils auront besoin pour réussir évoluent aussi.
D’ici à ce que les étudiants de la génération Z intègrent le marché du travail, les connaissances compteront moins que les renseignements qu’ils seront capables de trouver et l’usage qu’ils en feront.
De plus, la génération Z se prépare à affronter un marché du travail mal défini qui sera dominé par des emplois qui n’existent pas encore.
Il s’agit d’une période propice à l’innovation dans le secteur de l’éducation. (c’est ici que nos point de vue divergent. Pour moi, ce n’est pas d’innovation qu’il s’agit mais d’adaptation… les précurseurs innovant sont passé par là depuis longtemps).
Alors que certains affirment que le fonctionnement des salles de classe n’évolue pas assez rapidement (j’en fait parti, mais vous le savez certainement), les besoins uniques de la génération Z sont sur le point d’imposer ce changement (çà, j’en suis beaucoup moins certain).
Tout doit être revu, y compris les modèles d’enseignement, la disposition des bureaux, les documents didactiques et les barèmes de correction. Encore une fois, j’applaudis.
Des exemples de « nouveaux » concepts et de réorganisation des salles de classe sont également disponibles.
Comme quoi, j’ai bien fait de lire cet article… mis à part un mot qui pour moi est détourné, le principal est dit 🙂
31% des 6-9 ans déclarent devoir expliquer leurs devoirs à leurs parents
Influencia se fait l’écho de l’enquête l’étude IDM pour LeapFrog France très intéressante. C’est à mettre en parallèle avec les paragraphes précédents (l’école devrait innover dans ce domaine 🙂
Un constat : plus votre progéniture est âgée plus l’accompagnement scolaire est pénible et anxiogène (c’est là que l’on découvre que selon l’institut des mamans 31% des 6-9 ans déclarent devoir expliquer leurs devoirs à leurs parents?
Je copie : 20% des parents ne s’estiment pas toujours compétents pour accompagner leur progéniture dans leurs devoirs. Conséquence, ils sont 21% à expédier ce moment, le jugeant « rapide » et craignant « des cris, du stress et pas de plaisir ». En cause ? Des devoirs pas assez funs ni didactiques pour près de 47% des parents de 6-9 ans. L’ensemble des parents interrogés pour les 3-9 ans sont même 7% à juger que le temps des devoirs est source de tensions et d’énervement, soit près d’un sur dix !
95 % des enfants de 3-9 ans déclarent d’ailleurs aimer apprendre en s’amusant, et près de 82% souhaitent des outils plus ludiques et interactifs comme des livres qui parlent, posent des questions.
On les comprends… études et devoirs ne sont pas synonymes obligatoirement de souffrance !
Infantilisation des adultes, puerilisation des enfants
Je ne me risquerai pas à vouloir résumer les propos de cet entretien avec le philisophe : Bernard Stielgler sur le blog de Franck Trommenschlager.
La lecture dans son originalité s’impose 🙂 Voici le lien.
Demain, soit je vous parle des SlideShare de l’été, soit de quelques personnalités du monde de la génération Z selon le temps disponible 😉
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