Lectures de la semaine sur la génération Z

Non, ce n’est pas pour vous reparler de La génération Z passée aux rayons X ou de la Vie d’un collégien d’aujourd’hui, vue en 2006 que j’ai évoqué dans On parle de la génération Z en bien en début de semaine, mais pour d’autres lectures actuelles ou que j’avais en réserve 🙂

Comme c’est un week-end prolongé, autant en profiter au cas où vous ne sauriez pas quoi faire 😉

Génération Z : Être populaire est une donnée cruciale

Klout d'une fille de 16 ans. Pas mal pour une ados. La génération Z gère son "influence" sur le net

Klout d’une fille de 16 ans. Pas mal pour une ados. La génération Z gère son « influence » sur le net

L’express sera le 1er de la liste… avec son article : Génération Z: « Etre populaire est une donnée cruciale » où la génération Z est assimilé au 15-25 ans alors qu’en général, on considère que cette génération Z débute avec les naissances de 1995 et se termine actuellement ! Je note également dans l’article une erreur de dates pour la génération A (c’est celle qui suivra la génération Z 🙂 Mais, ce n’est pas très important.

Mondialisés, pas individualistes pour un sou, créatifs mais également opportunistes et narcissiques, ils ne sont pas à un paradoxe près nous prédit le chapô. Je pense assez vrai cette vision des jeunes et des adolescents actuels !

Ensuite, l’éternel arbre qui cache la forêt… cette fois, il s’agit de George Stewart-Lockhart que je ne connaissais pas 🙂 

Je confirme mon accord avec la suite de ma lecture : «Ils ont hérité de l’esprit d’entrepreneuriat, de la mobilité et de l’hyperconnectivité de ces derniers (génération Y), mais ils les poussent encore plus loin. Sur les plans professionnel, social et amoureux, ils vivent une symbiose parfaite entre la vie réelle et le monde numérique.»

Par contre, je suis beaucoup moins d’affinités avec le début en dessous de l’intertitre : En toile de fond: la crise et le manque de stabilité à tout point de vue. Je trouve ce point de vue faussé certainement par la mise en valeur des 20-25 ans (qui sont toujours de la génération Y en réalité ! D’ailleurs, pour ce qui est travail, crise, etc., je renvoie à la lecture de Après la génération Y, les entreprises vont devoir intégrer la génération Z.

Cela jusqu’à ce que leur grand professionnalisme soit évoqué, leur appropriation « native » du personal branding… J’aime beaucoup l’image la culture de séduction non-stop qu’ils pratiquent. Je n’y avais jamais pensé, je dois l’avouer.

Intéressant également les interviews d’Elizabeth Hilfiger 20 ans, originaire de New York, étudiante en mode à la Rhode Island School of Design, d’Ananda Gabo 21 ans, étudiante en arts plastiques à Toronto ou d’Angela Chadava 20 ans, étudiante en stylisme à Paris

Mon regret,  j’ai la sensation, je me trompe peut-être, de lire une adaptation d’un article us ? Toutefois, cela n’enlève rien à l’intérêt de l’article.

Les adolescents bernent la surveillance de leurs parents sur le Net

L’article sur etudiant.lefigaro.fr, même s’il date de 2012 a retenu mon attention car il me rappelait un Tweet que j’avais écrit en début d’année.

"Ma mère m'a menacée de couper le wifi à la maison !" "Mais, maman, en 2014 y'a Freewifi"

Pour l’article, un peu alarmiste comme il se doit, nous sommes dans la presse grand public, tout est dit dans le chapô !

Une majorité de parents croit contrôler l’activité de leurs adolescents sur Internet et leur font désormais confiance. Erreur, les 3/4 savent contourner ces garde-fous… et les inters « rassurent » : contrôle parental, pour mieux être désactivé ; un ado sur 3 exposé à du contenu porno.

Ah, 4 lignes quand même sur le comportement moins dangereux des adolescents Français… Vive la France j’ai envi de dire 😉

Au final, j’suis un peu déçu par ce titre prometteurLes adolescents bernent la surveillance de leurs parents sur le Net

Génération quoi ? Autoportrait des jeunes d’aujourd’hui

Je suis un peu surpris par certaines choses dans l’émission France Info junior du 14 avril comme : Après la « Génération Y » des années 60 aux années 90, certains parlent déjà de la « Génération Z ». Mais en réalité, on ne lui a pas encore donné de nom précis. Glups… j’ai découvert en 2010 que le nom de génération Z était donné depuis des années par des sociologues (il faut absolument que je retrouve cet « preuve ») et donc, je ne comprends pas que les 2 sociologues de l’enquête ne soient pas informé du sujet ! Bizarre…

Bon, j’écoute, je prends note et le seul point, que je retiens, est :«D’ailleurs, réussir sa vie, aujourd’hui pour la génération Z, ne passe plus seulement par la réussite sociale, par le travail, mais aussi par l’épanouissement personnel»  J’irais même plus loin. Il se contrefiche de la réussite sociale, seul l’épanouissement personnel compte pour eux !

Vous pouvez aller auditionner Génération quoi ? Autoportrait des jeunes d’aujourd’hui, mais si j’en crois le nombre d’étoile.. 1 sur 5 est ce que je vote également car on est loin du portrait ou de l’autoportrait attendu !

Gen Z l’âge de la recherche d’expériences étranges et surprenantes

Faisons un tour dans la presse Australienne. Cela me pose d’ailleurs un questionnement. Sommes nous si en retard que cela en France au niveau des médias sur l’image de la génération Z ? On est en droit de se poser la question à la suite de la lecture de l’article.

En effet, il est fait mention dans cet article en Anglais (mais un passage dans Google Traduction suffira à ceux qui ne lisent pas cette langue) :

  • de la capacité de la génération Z à utiliser l’Internet comme une ressource et de se connecter signifie qu’ils seront en mesure de concevoir leur vie comme ils l’entendent.
  • Ils savent qu’ils ne peuvent pas tout savoir, mais ont appris qu’ils peuvent trouver sur l’Internet et ils sont très connectés pour trouver des ressources ou les personnes dont ils ont besoin en utilisant les médias sociaux. Cela devrait être indiqué en grand dans les écoles !
  • Ils s’ennuient facilement, ils veulent du changement, ce sera une constante dans leur vie et ils seront accro à elle
  • la génération Z sera à la recherche de sens et d’intégrité
  • C’est une génération qui a une auto-conviction, contrairement à la génération Y, elle n’a pas besoin de renforcement, de suivre le troupeau.

Et cerise sur le gâteau, j’apprends que la génération Z sera moins porté sur l’alcool que ces prédécesseurs

Quand je vous dis qu’ils sont bien ces petits 😉

Au passage je recommande la lecture de cet article aux entreprises, aux responsables marketing… 😉 Ils y apprendront des « choses » qui les concerne.

Ah oui, le lien vers l’article Gen Z comes of age in search of weird and surprising experiences

Bonne lecture à tous 😉

véritable génération écrans mobiles

À la question : Quels cadeaux font rêver les 7-14ans ?, les résultats du baromètre Kids & Teens’ Mirror de Junior City sont sans équivoque… un écran mobile. Nous sommes bien en face d’une génération écrans mobiles.

En effet, quand on demande aux jeunes et aux adolescents de 7 à 14 ans de choisir les trois cadeaux qu’ils veulent le plus recevoir pour leur anniversaire, plus de 50 % choisissent un appareil multimédia parmi ses 3 cadeaux, téléphones et tablettes en tête.

À noter que si 67% des les collégiens possèdent un téléphone portable, ils veulent désormais posséder smarphone !

Autre fait marquant, le faible taux de demande pour les ordinateurs, portables ou non!

Top 10 des cadeaux que désirent les 7-14 ans

Qu’aimerais-tu recevoir pour ton anniversaire ? (En spontané – 3 réponses maximum) Tu peux dire ce que tu veux, même si tu sais que tes parents ne voudront pas l’acheter ensuite.

  1. Téléphone/smartphone 29%
  2. Tablette 17%
  3. Argent 9%
  4. Vêtements 7%
  5. Ordinateur 6%
  6. Vélo/VTT 6%
  7. PS3 6%
  8. Jeux vidéo 6%
  9. Ordinateur portable 5%
  10. PS4 4%

Les cadeaux diffèrent selon l’âge et le sexe, mais je vous renvoie vers l’article de e-marketing.fr où j’ai découvert l’information.

Le Baromètre Kids & Teen’s Mirror© en tant que tel ne semble pas disponible en ligne. Si vous le possédez, j’suis preneur 😉 Toutefois, je peux signaler que la vague de printemps 2014 de Kids & Teens’ Mirror©,  le baromètre des 7-14 ans, est en cours.

On parle de la génération Z en bien

Je commençais à désespérer que d’autres parlent de la génération Z en bien et coup sur coup, deux articles très intéressants l’un et l’autre pour des raisons différentes, mais complémentaires selon moi !

La génération Z passée aux rayons X

une génération Z

à votre avis quel âge à cette femme d’affaires ? Un indice : génération Z

Lors de l’entretien avec Naomi Clément, l’auteur du billet sur konbini : La génération Z passée aux rayons X, nous évoquions les nombreux articles détracteurs au sujet de la génération Z (surtout de la part des médias « traditionnel » et aussi l’absence de textes sur le sujet ! Cela fait d’ailleurs partie des raisons d’être de ce site. Enfin, parler autrement de nos jeunes, de nos adolescents

Désormais, à n’en pas douter le sien fera date ! C’est une excellente mise au point sur cette génération. Je ne dis pas cela parce que je suis l’une des personnes interviewées sur le sujet, mais, j’ai aimé son approche, son angle d’attaque du sujet.

Les inters sont significatifs :

  • Des incompétents ?
  • Le plaisir, condition sine qua non
  • Se responsabiliser plus vite
  • Vie réelle, vie digitale, même combat ?
  • Une projection des craintes adultes

D’ailleurs, elle ne s’est pas contentée de mon opinion et m’a permis de découvrir Valentin Reverdi, 16 ans… Je ne vous en dis pas plus, car vous devez aller lire l’article 😉

Mais, comme je mettais en garde Naomi, attention de ne pas cacher la forêt derrière un arbre 😉 Je m’explique… Derrière Valentin, Octave ou les activités de mes filles comme leur livre de cuisine, etc., j’ai l’impression qu’ils sont foncièrement tous comme ces exemples !

D’ailleurs, je lance un appel. Vous devez en connaître aussi autour de vous… N’hésitez pas à me faire remonter l’information, je trierai 🙂 Mais, j’aimerai bien pouvoir aussi parler de cette masse « silencieuse » 😉

Donc, si ce n’est déjà fait, aller vite lire l’article de Noémie sur la génération Z 😉

Vie d’un collégien d’aujourd’hui, vue en 2006

les mots clés du café Open Science peuvent s'appliquer à l'école 2.0

les mots clés du café Open Science peuvent s’appliquer à l’école 2.0

Le second article dont je voulais vous parlé est un billet de Benoit Lacherez publié en septembre dernier. À la différence de Noémie, nous n’avons pas discuté du sujet, mais pour tout dire, Benoit n’est pas un inconnu pour moi, cela fait longtemps déjà que je le suis au travers de Tumblr par exemple 😉

Aussi, dans la foulée de Ludovia 2013 dont la thématique était que sont devenues les promesses du numérique, il propose à la relecture sont article publié initialement le 4 avril 2006 : La vie d’un collégien dans dix ans. Nous sommes en 2014, en d’avril !

Dommage, Benoit n’a pas tenu parole en commentant rapidement cet article comme il l’avait promis 😉

Mais, l’intérêt de ce billet réside également dans ce que nous pensions tous possible en 2006 des évolutions de l’école !

Les prévisions sur le comportement des élèves me semble « atteintent », pas celles des établissements et des enseignants ! Cela me confirme une nouvelle fois mes questions… Notre Éducation Nationale serait-elle en retard ?

Avant-hier soir, lors d’une soirée sur l’Open Science, dès le début je me suis mis en colère car une chercheuse disait grosso-modo :«Pourquoi écrire pour être lu par tous ? Je ne vois pas l’intérêt. Le grand public ne pourra pas comprendre !» Et dans ma colère, je répondais : «Arrêtons de prendre les gens pour des cons ! Si le sujet nous intéresse, nous comprendrons !».

C’est un peu la même chose avec les élèves… Arrêtons de les prendre pour ce qu’ils ne sont pas ! Autrement dit, arrêtons de penser pour eux, sur les outils qu’ils doivent employer, etc. Laissez-leur la créativité d’apprendre comme ils le souhaitent, y compris par la pédagogie inversée !

Pour en revenir à l’article de Benoit, c’est bien ce qui se passe. Une fois son arrivée au collège, Théo ne trouve rien de ce qui devrait être son quotidien jusqu’au moment qu’il quitte l’établissement !

Le smartphone ou la tablette n’est toujours pas à l’ordre du jour, sauf pour d’interminables expériences pour voir si cela fonctionne.

L’ordinateur est parfois relié au TBI (il serait bon également de revenir sur l’intérêt et l’usage du TBI, si c’est pour passer un simple PowerPoint, il n’est pas très utile) mais n’est pas présent partout. Les livres et documents utiles sont toujours en papier !

Ne parlons même pas des cours avec une forme différente. Un jour, je vous raconterai peut-être les difficultés et l’impossibilité de faire une conférence virtuelle ouverte sur l’extérieur au sein de l’Université où je travaillais ! Même tabac pour le vœu pieux des d’options dites européennes telles qu’elles sont présentées dans l’article.

Finalement, donc, on s’aperçoit que les prophéties de 2006 de Benoit n’étaient pas si fausses que cela… et que, logiquement, nous devrions en être là dans les établissements scolaires.

Qui se met à réfléchir au pourquoi nous n’en sommes pas arrivé à cette situation aujourd’hui et qui mesure le retard que nous prenons, qui ne fait que s’accumuler d’année en année ?