comment les ados communiquent et se socialisent

L’observatoire ConsumerLab d’Ericsson, l’un des principaux fournisseurs d’infrastructures télécoms au monde a mené une étude entre juin et novembre 2011 auprès d’ados de 13 à 17 ans (de pur génération Z).

Le but était d’analyser le comportement des adolescents et les implications que cela a sur les terminaux mobiles et la technologie à venir autrement dit : comment les adolescents communiquent-ils et socialisent-ils aujourd’hui ?

comment les ados communiquent et se socialisent, l'exemple des rencontres chez les ados

comment les ados communiquent et se socialisent, l’exemple des rencontres chez les ados

Si la présentation des résultats de l’étude insiste sur le fait que textos et Facebook ont modifié la dynamique des rencontres chez les ados et que pour eux, faire passer son statut Facebook de « célibataire » à « en couple » est désormais perçu par les amis comme une déclaration officielle, pour ma part, j’analyse ces résultats un peu différemment.

  • La confirmation de l’importance de la rencontre IRL. le but caché de beaucoup de pratiquants des médias sociaux au final n’est-il pas de rencontrer un autre en face à face. Les ados n’échappent pas à la règle !
  • La progression du chat vidéo en 2011… (rien de surprenant, c’était peu après l’arrivée de Chat roulette) et désormais, nos ados utilisent SnapChat.
  • Facebook a toujours été considéré par les jeunes générations (par les adolescents) comme un outil au même titre que Twitter désormais. C’est un outil mis à leur disposition parmi d’autres. C’est certainement ce qui différencie les « vieilles » générations des ados actuels !
    Contrairement à certains résultats de différentes enquêtes publiées depuis, je ne crois pas à la désaffection des jeunes pour Facebook… juste un usage différent !
  • Le téléphone est un outil social, comme fumer l’était à une autre époque pour nos ados. Il aurait mieux valu parler de smartphones ! Le téléphone c’est bon pour les ex. ados à la fin des années 90, début 2000 !
    D’ailleurs, je me méfie des conclusions sur l’usage du téléphone (appel traditionnel). Le coût n’était-il pas un frein quand on voit l’engouement actuellement pour Viber par exemple dans certaines contrées. 

Vous pouvez retrouver les résultats dans le Slideshare qui suit… à vous de vous faire une idée (et de nous la donner en commentaire 😉

Je profite de mon passage sur SlideShare pour relayer également ce document d’Havas sur les filles ados.

quelles compétences clefs pour travailler en 2020

Les compétences clefs pour 2020 listées ci-après sont issues du rapport de l’IFTF (the Institute for the Future), un centre « indépendant » de recherche sur le futur dans le domaine des technologies, de la santé et des organisations à Palo Alto : Future Work Skills 2020 (publié en 2011).

Future Work Skills 2020 Summary Map qui a servi à établir les compétences clefs pour le travail dans le futur

Future Work Skills 2020 Summary Map qui a servi à établir les compétences clefs pour le travail dans le futur

Les 10 compétences-clefs pour travailler à l’avenir

Ces compétences clefs pour le travail en 2020, Jessica Stillman a tenté de les lister dans The 10 key skills for the future of work. et Thomas Chaimbault (vagabondages.org) les a traduite en français dans 10 compétences-clefs pour l’avenir.

  • La compréhension (Sense-making).
  • L’intelligence sociale (Social intelligence).
  • Une pensée flexible et créative (Novel and adaptive thinking).
  •  Compétence interculturelle (Cross-cultural competency). 
  • La pensée informatique (Computational thinking).
  • Une nouvelle culture médiatique (New-media literacy).
  • L’interdisciplinarité (Transdisciplinarity).
  • La souplesse d’esprit (Design mind-set).
  • La gestion de la charge cognitive (Cognitive load management).
  • La collaboration virtuelle (Virtual collaboration).

Ces compétences clefs pour 2020 sont a rapprochées de ce que propose Christophe Bourgognon (voir le billet précédent).

Maintenant que nous sommes à mi-parcours, pensez-vous que ces compétences seront essentielles à l’avenir, et si oui, comment le système éducatif et la formation continue préparent à cette réalité de demain ?

Faut-il enseigner différemment à la génération C

Il m’arrive souvent de réagir aux manières d’enseigner qui sont pratiqués, maintenant au collège et au lycée tant je vois d’écarts avec ce que j’entends notamment lors de l’université d’été de Ludovia.

Aussi, pour l’occasion, je reprends l’article Enseigner différemment à la génération Z : les digital natives de Christophe Bourgognon publié dans un premier temps sur Pedagogeek puis repris sur educavox où il est toujours disponible (il est daté sept. 2011)

Alors selon vous, quels points serait à apporter aux 8 que l’auteur précité indique ? Mes commentaires sur chacun des points ne sont pas en gras 😉

  1. Utilisation d’outils interactifs comme support d’apprentissage.
    Je dirais travailler sur leurs outils ! La feuille de papier et le stylo c’est du passé… Les outils actuels sont les TBI (si ils sont utilisés comme de vrais TBI et pas comme simple écran de projection), les tablettes, les téléphones portables, le cloud et les applications sur les réseaux.
  2. Proposer des ressources pédagogiques pour le travail personnel à la maison
    Je sais pour l’entendre régulièrement est que la présence des enseignants en ligne durant le travail à la maison leur parait une évidence ! L’enseignant devient tuteur également !
  3. Proposer des projets de pédagogie collaborative en ligne
    Juste une remarque sur le collaboratif (je viens d’écrire un article sur le sujet dans les z’ed 😉 Donc, oui, mais pour moi ! Attention également, car comme l’article date, je ne suis pas certains que ce soit encore le mêmes types d’outils dont il serait question aujourd’hui ! Les élèves sont désormais plus sur Twitter ou Pinterest que dans les blogs !
  4. Favoriser un apprentissage visuel
    100 % d’accord et d’autant plus vrai que le Picture marketing arrive, dont nous ne votons que les prémices avec Pinterest, Tumblr, SnapChat… J’inclue dans ce point l’apprentissage de l’image !
  5. Faire que l’apprentissage soit un jeu
    Toutes les générations ont apprécié l’apprentissage par le jeu… mais ce qui caractérise la génération Z ou C, c’est également le plaisir. Et, c’est certain, il y a certainement plus de plaisir à apprendre par le jeu que lors des apprentissages plus traditionnels !
  6. Favoriser pensée critique et résolution de problème
    pour compléter ce qui est dit dans l’article de référence, lors d’une journée d’étude, j’entendais des Professeurs d’Université être scandalisé car un enfant retenait l’adresse où il avait trouvé l’information mais pas le contenu de la page ! J’ai posé la question à mes générations Z ! L’important, pour elles, est de pouvoir retrouver l’information et donc le site. Au final, c’est l’adresse qui est importante pour eux, pas le contenu… ils sauront toujours y revenir !
  7. Développer la capacité d’orientation professionnelle
    je dois l’avouer je n’aime pas trop ce titre, mais le contenu de l’article me convient un peu mieux ! En effet, les diplômes, les métiers intéressent peu la génération Z ! Elle pense plutôt en termes de compétences. Mais, d’ailleurs, est-ce la seule ? Je ne crois pas si je regarde la mise en place de carnets de compétences par exemple pour le Brevet.
  8. Entretenir leur attention
    Ah, pas certain.. je pencherai pour une déformation de la part des adultes… et le débat peut-être lancé ! Attention ou diversité et richesse de l’information ?

Selon ma perception, il manque un point crucial ! L’éducation au média Internet et à la communication en ligne ! Je ne parle pas de cybercriminalité pour autant (on confond trop souvent éducation à Internet et cybercriminalité) mais apprendre la richesse des possibilités d’Internet (pas seulement du web) et ses limites parfois.